bi

Polémique chez Google : un ingénieur défend le sexisme dans la Silicon Valley

Share
Polémique chez Google : un ingénieur défend le sexisme dans la Silicon Valley

Selon ce salarié de l'entreprise américaine de services technologiques, non identifié, les hommes auraient une aptitude naturelle à devenir programmateur informatique alors que les femmes seraient plus enclines "aux sentiments et l'esthétique plutôt que vers les idées ".

Le géant de l'internet a toutefois dénoncé lui aussi les propos de son ingénieur. Il s'intitule: "Google's Ideological Echo Chamber" ou "la chambre d'écho idéologique de Google" et explique pourquoi les femmes sont sous-représentées dans les milieux technologiques.

Danielle Brown ajoute néanmoins que Google a toujours voulu défendre "une culture dans laquelle ceux qui ont des points de vue différents, y compris politiques, se sentent en sécurité pour les exprimer".

" Ce sont des balivernes sexistes, maquillées d'un discours trompeur sur la liberté d'expression", a notamment accusé la journaliste du site Recode.net Kara Swisher.

Chez Google, un document interne rédigé et diffusé anonymement par un employé a suscité l'indignation: il s'est attaqué à la politique d'égalité des sexes prônée par l'entreprise, qui avait été dénoncée à plusieurs reprises sur ce thème par le passé. Face à cela, Danielle Brown, la responsable diversité chez Google, a répondu " l'entreprise et moi ne partageons pas ce point de vue, la diversité et l'inclusion sont des valeurs fondamentales dans la culture de Google ".

Assemblée nationale : les députés qui campent dans leur bureau rappelés à l'ordre
Un parlementaire estime ce budget à environ 500 euros par mois, et précise que ces campeurs atypiques sont des députés LREM. Si les députés bénéficient de tarifs préférentiels dans certains hôtels, certains ne souhaitent pas payer ce reste à charge.

La controverse Google vient s'ajouter à une cascade de scandales et démissions liés au manque de diversité dans la Silicon Valley. Le cofondateur d'Uber, Travis Kalanick, qui a démissionné fin juin suite à des accusations de sexisme de harcèlement et pour avoir encouragé un tel climat au sein de l'entreprise.

Le manifeste critique les initiatives de l'entreprise qui visent à augmenter la diversité ethnique et renforcer la parité et soutient que Google devrait à la place se concentrer sur la "diversité idéologique", selon un article de Motherboard (Vice), qui a été le premier à rapporter les faits vendredi dernier. Dans les sociétés d'au moins quinze salariés, l'employeur ne peut "refuser d'embaucher un individu, le licencier, ou le discriminer eu égard à sa rémunération, aux termes, conditions et prérogatives de son contrat de travail, en raison de sa race, de sa couleur, de sa religion, de son sexe ou de son origine nationale ".

Pour le moment, Google n'a pas laissé entrevoir d'éventuelles mesures disciplinaires à l'encontre de l'ingénieur concerné.

Cette note interne dévoile un véritable problème dans le monde du numérique.

Actuellement, chez Google, il n'y a que 31% de femmes sur l'ensemble des salariés. Chez Facebook, il n'y a que 27% de femmes parmi les cadres supérieurs. Apple a lui aussi que 37% de femmes dans son effectif.

Share

Publicité


© 2015 Infos Benin Monde. Tous droits réservés.