bi

Valls en hausse (+3), Fillon en tête — Sondage de popularité

Share
Valls en hausse (+3), Fillon en tête — Sondage de popularité

Il s'est d'ailleurs envolé dans la foulée pour un déplacement en Tunisie.

"François Hollande veut se présenter même si ce n'est pas raisonnable". "On ne ne peut pas être à la fois Premier ministre et candidat à la primaire", a renchéri Arnaud Montebourg, qui se verrait bien affronter Hollande à la primaire.

Après un week-end d'offensive de Manuel Valls et avant leur tête à tête hebdomadaire à 13H00 au déjeuner, le chef de l'Etat a intensifié le bras de fer l'opposant à son Premier ministre, réaffirmant, par la voix de ses soutiens, qu'il gardait bien la main pour décider s'il se lançait dans la compétition.

Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France qui revient sur "la drôle de guerre entre Hollande et Valls", Jean-Marie Montali pense que "ce dernier épisode tragicomique" a "de quoi surprendre; et inquiéter", les deux hommes n'étant pas "des adversaires comme les autres" car "au-delà de leurs ambitions personnelles, ils doivent diriger le pays".

" Il n'y a pas de crise institutionnelle parce que de toute façon ma conception des institutions, c'est l'engagement et la loyauté", a-t-il poursuivi, semblant à nouveau exclure un départ de Matignon ou une candidature contre le président Hollande. "Chacun connaît mon exigence et ma rigueur sur ces questions". Et s'il ne démissionnait pas, certains observateurs soulignaient que François Hollande, excédé par les sorties de Manuel Valls, pourrait le bouter hors du gouvernement. La parution du livre de confidences (un président ne devrait pas dire ça) a créé un profond désarroi à gauche. "Discussion oui, crise non", a-t-il ajouté.

Un scénario inédit sous la Ve République, mais que semblait appeler de ses voeux le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, lors du "Carrefour des gauches", grand raout organisé samedi par Martine Aubry et ses proches.

Dans un entretien au Journal du dimanche, Manuel Valls n'avait pas exclu de se présenter face à François Hollande en vue des prochaines élections présidentielles, déclenchant une vive polémique. Selon Matignon, Manuel Valls a écarté une démission, jurant, au nom de son "sens de l'Etat ", qu'il n'y aura "jamais " de crise institutionnelle. A noter que Manuel Valls gagne 3 points en un mois et François Hollande en prend 1, mais 68% (-3) des Français ont une opinion défavorable du Premier ministre et 83% (-1) du chef de l'Etat. "Peut-être moins son habileté à jouer du bras de fer". Et Laurent Joffrin dans son éditorial, dénonce une "pantalonnade doublée d'une cacophonie" alors que "l'exécutif étale ses divisions".

Share

Publicité


© 2015 Infos Benin Monde. Tous droits réservés.