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"Situation effrayante" des civils à Alep-Est, selon l'ONU — Syrie

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Les rebelles essuient ainsi "leur plus grand revers depuis 2012", a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH.

Si les civils avaient résisté ces derniers mois à l'intensification des raids et au siège imposé depuis juillet, les derniers combats ont changé cette donne et "il est probable que des milliers d'autres (habitants) n'auront pas d'autre choix que de fuir si les combats continuent", prévoit Stephen O'Brien.

Une source au sein du commandement conjoint de l'armée syrienne et de ses alliés a indiqué dans un communiqué envoyé dimanche à Xinhua que les opérations militaires dans l'est d'Alep visaient à libérer les civils "qui ont été pris en otages par les rebelles". La prise lundi du quartier de Sakhour est stratégique pour le régime car elle lui permet de couper définitivement Alep-Est en deux.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui suit la guerre quotidiennement en s'appuyant sur un réseau d'informateurs sur le terrain, a déclaré qu'environ 400 personnes avaient quitté des zones d'Alep-Est encore sous contrôle rebelle pour se rendre à Hanano, d'où certains ont été transférés vers Alep-Ouest, tenu par le gouvernement. Après s'en être emparé, le régime a assuré sa volonté de "nettoyer" ce secteur de la rébellion, qui dénonce l'inaction de la communauté internationale face à la politique "de faim et de soumission" pratiquée par Damas.

" C'est le premier exode de ce genre à Alep-Est", contrôlé par les rebelles depuis plus de quatre ans, a commenté M. Abdel Rahmane.

Dimanche la télévision d'Etat syrienne avait diffusé des images de ces déplacements. Des bombardements retentissant au loin.

Parmi ceux ayant fui, des milliers d'habitants se sont rendus, souvent sans bagages, en zone gouvernementale.

La coalition internationale menée par Washington qui lutte contre l'EI a reconnu mardi avoir bombardé par erreur des forces loyalistes en septembre près de Deir Ezzor, une ville de l'Est divisée entre secteurs aux mains de l'EI et quartiers contrôlés par le régime.

Face à la "catastrophe humanitaire" d'Alep, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a demandé que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunisse "immédiatement" afin "d'examiner la situation de cette ville martyre et les moyens d'apporter secours à sa population". L'autre partie est contrôlée par l'armée. Mais c'est la dernière en date, lancée le 15 novembre, qui a brisé les défenses rebelles, incapables de résister à la puissance de feu terrestre et aérienne déployée par Damas et ses alliés étrangers, comme le Hezbollah chiite libanais. Elle "est déterminée à poursuivre ses efforts (.) en nettoyant complètement les quartiers est", poursuit le journal. Le 15 novembre dernier, les forces du régime de Bachar al-Assad ont lancé une offensive violente afin de reprendre la totalité d'Alep, deuxième ville du pays.

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