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Manuel Valls s'envole pour Tunis dans l'avion présidentiel

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Manuel Valls s'envole pour Tunis dans l'avion présidentiel

Dans la matinée, le chef de l'Etat avait encore intensifié son bras de fer avec son Premier ministre par la voix de ses soutiens. "Il ne peut y avoir, notamment dans ce moment précis où la France fait face à la menace terroriste, de confrontation politique dans le cadre d'une primaire entre un président de la République et un Premier ministre", a encore fait valoir M. Valls au chef de l'Etat lors de leur déjeuner hebdomadaire en tête à tête à l'Elysée, selon Matignon.

Elle est loin l'époque où les caméras s'invitaient à l'Élysée pour le déjeuner du président et de son Premier ministre. Mais sur l'issue de la crise institutionnelle qui en découle, Glavany élude.

À travers cette enquête, c'est finalement le scénario préféré des Français qui se dessine: François Hollande qui renonce, passe le relais à son Premier ministre, conscient que l'opinion publique ne veut pas le voir briguer un deuxième mandat. "Le Premier ministre a présumé de ses forces ou de la faiblesse de Hollande", corrige un ténor du gouvernement. Alors que l'ambiance promettait d'être tendue, l'entourage de François Hollande a fait savoir qu'elle était "tout à fait cordiale et studieuse''. Je prendrai ma décision en conscience", a observé Manuel Valls, se gardant donc d'écarter l'hypothèse d'un face-à-face avec François Hollande.

"Manuel Valls ne sait toujours pas si le chef de l'État se représente, ou non". Le chef du gouvernement a souligné "être chef du gouvernement" et "avoir le sens de l'Etat".

Moins virulent mais tout aussi clair, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a dressé le même constat sur France 2 en se prononçant "pour la primaire de toute la gauche, pas nécessairement avec la totalité de l'exécutif".

Un scénario inédit sous la Ve République, mais que semblait appeler de ses voeux le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, lors du "Carrefour des gauches", grand raout organisé samedi par Martine Aubry et ses proches. Il a aussi assuré à François Hollande qu'il n'y "aurait jamais de crise institutionnelle" au sommet de l'Etat. "A ce moment-là, il n'est plus Premier ministre, c'est aussi simple que ça", a-t-il dit.

"Peut-être y a-t-il des pulsions suicidaires parfois chez certains de nos dirigeants", s'est désolé Olivier Faure, député PS de Seine-et-Marne, sur LCP. "Moi, j'ai un principe: c'est la loyauté (.) Dans ces moments-là, on ne peut pas déserter", avait-il dit, faisant la leçon après la démission d'Emmanuel Macron.

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