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Donald Trump menace de mettre fin au rapprochement avec Cuba

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Donald Trump menace de mettre fin au rapprochement avec Cuba

Cette mise en garde de l'homme d'affaires survient trois jours après la mort de Fidel Castro et au lendemain du week-end de Thanksgiving où l'équipe Trump a savamment entretenu le flou sur la poursuite du rapprochement annoncé le 17 dcembre 2014 par le président Obama et son homologue cubain Raul Castro.

Reince Priebus, qui a accepté d'agir comme chef de cabinet à la Maison-Blanche, a dit à "Fox News Sunday" que l'actuel arrangement entre les États-Unis et Cuba avait bénéficié uniquement à Cuba. "Répression, ouverture des marchés, liberté religieuse, prisonniers politiques: ces choses doivent changer pour que l'on ait une relation ouverte et libre, c'est ce que pense le président élu Trump", a averti le président du parti républicain. Lorsque François Hollande est venu à La Havane, nous avions rencontré Fidel Castro.

Le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, fils d'immigrés cubains anticastristes, était lui aussi resté évasif sur une éventuelle abrogation des décrets présidentiels de M. Obama qui ont permis d'alléger l'embargo sur Cuba dans les domaines des transports, des communications ou du commerce.

Un principal conseiller de Donald Trump affirme que le président désigné renversera l'ouverture faite à Cuba par Barack Obama s'il n'y a pas de changements dans la façon de faire du gouvernement cubain.

Si les proches du 45e président des Etats-Unis ont donc pris soin de ne pas insulter l'avenir sur le dégel avec La Havane, ils s'en sont en revanche donné à coeur joie contre le "Lider Maximo": un "dictateur (qui) a 60 ans de sang sur les mains", a tonné Mme Conway. Dans un communiqué, il avait dénoncé "l'héritage de Fidel Castro (.) les pelotons d'exécution, le vol, des souffrances inimaginables, la pauvreté et le déni des droits de l'homme". Sous le regard du père de la révolution cubaine et du guérilléro argentin "Che" Guevara, dont les portraits géants trônent sur la place de la révolution, la foule a rendu un dernier hommage posthume au "Comandante" lors d'une cérémonie boudée par la plupart des chefs d'Etat occidentaux, mais aussi par les présidents chinois, iranien et russe, pourtant considérés comme "amis" de Cuba.

Dès samedi, Donald Trump l'avait traité de "dictateur brutal qui a opprimé son peuple".

Dimanche, son entourage s'était borné à réclamer "un meilleur accord" que celui obtenu par le président Obama.

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