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Des témoins du procès de Yann Lorence passés à tabac — PSG

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Des témoins du procès de Yann Lorence passés à tabac — PSG

Eux contestent les faits qui leur sont reprochés, mais selon des policiers, Romain Lafon, l'un des accusés, s'est vanté d'avoir sauté à pieds joints sur la victime et a mimé la scène.

Le témoin avait été mis en examen durant l'enquête sur la mort de Yann Lorence, avant de bénéficier d'un non-lieu. Invité à revenir sur l'agression dont il a été victime le premier jour du procès, le témoin n'a pas été en mesure d'expliquer pourquoi il a ainsi été pris à partie, mais pour lui, "c'était des gens de Boulogne", (tribune du Parc des Princes dont faisait partie Yann Lorence NDLR), "clairement". Et s'il a été vu sautillant peu après, c'est qu'il avait déduit que la victime s'était fait piétiner. Il s'était alors rué vers un homme, qui s'avérait être un policier des renseignements généraux. "J'étais content d'être resté debout bien sûr".

"S'exprimant avec vigueur au point de se faire reprendre à plusieurs reprises par le président, " quatre jours que je me tue à entendre des sacrées âneries sur moi", il a expliqué qu'il n'a "jamais lynché personne ", qu'il avait son code d'honneur: " quand je me bats, le mec tombe, je passe au suivant. "Je suis un homme, je suis pas un lâche".

" Je suis sincèrement et profondément désolé de ce qui est arrivé à Yann ", a dit Romain Lafon à la famille de Yann. Pour l'avocate générale, Jérémy B. qui avait d'abord reconnu devant les enquêteurs avoir porté des coups de pied avant de se rétracter, est "un calculateur à la petite semaine" qui a voulu "se faire passer pour un débile".

L'accusé s'est tourné vers la famille de Yann Lorence, avec ces mots: "il faut que la justice passe, je compatis, mais je n'ai agressé personne". Moins d'une semaine après l'ouverture du procès Lorence, les réquisitions à l'encontre de Romain Lafon (37 ans) et Jérémi Banh (35 ans) sont tombées mercredi. "Le groupe c'est leur arme et l'alcool, c'est leur étincelle", a conclu l'avocat, pour qui "le groupe n'est pas une excuse".

Jugés pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, Jérémi Bath et Romain Lafon attendent désormais le verdict en fin de journée.

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