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Au moins 25 civils tués dans des bombardements du régime — Alep

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Au moins 25 civils tués dans des bombardements du régime — Alep

Roquettes, obus, barils d'explosifs...

Plus tôt, des bombardements ont complètement détruit le QG de la défense civile à Bab al-Nairab, un autre quartier du secteur rebelle, a rapporté un secouriste.

Selon l'AFP, les bombardements ne cessent sur le secteur depuis 10h heure locale, et au moins cinq civils ont d'ores et déjà péri dans la journée, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La conseillère américaine à la sécurité nationale, Susan Rice, a indiqué que les Etats-Unis condamnaient "avec la plus grande fermeté les terribles attaques contre des installations médicales et les travailleurs humanitaires ". "Le régime syrien et ses alliés, la Russie en particulier, sont responsables des conséquences immédiates et sur le long terme de tels actes".

Il s'agit du troisième jour de bombardements mené par le régime du président Bachar al-Assad sur les quartiers rebelles d'Alep après une suspension d'un mois.

"Les Nations unies sont extrêmement attristées et horrifiées par la récente escalade de violence dans plusieurs régions de Syrie et appellent toutes les parties à cesser les attaques indiscriminées contre les civils et les infrastructures civiles", ont déclaré le coordinateur humanitaire de l'ONU pour la Syrie, Ali Al-Zaatari, et le coordinateur humanitaire régional Kevin Kennedy. MM.

Staffan de Mistura devait notamment s'entretenir avec le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem. La violence des bombardements a également contraint les écoles d'Alep-Est de suspendre les cours samedi et dimanche pour, selon elles, "la sécurité des élèves et des enseignants après les frappes aériennes barbares". Les structures de secours ont aussi été durement affectées par cette pluie de bombes, plongeant les 250'000 habitants de ces quartiers dans une situation de plus en plus dramatique.

Les agences de l'ONU n'ont plus eu accès à Alep-est depuis juillet, quand l'armée régulière syrienne a pris le contrôle de la dernière voie d'approvisionnement des quartiers rebelles. Deux patients ont été tués et des infirmiers blessés, a indiqué à l'AFP une source médicale. Les violents bombardements ont provoqué "de lourds dommages aux quelques hôpitaux encore en mesure de fournir des soins médicaux".

Dans un entretien publié en début de semaine par le quotidien britannique The Guardian, M.de Mistura avait suggéré que le gouvernement syrien reconnaisse l'administration établie de facto par les insurgés dans les quartiers de l'est de la deuxième ville du pays, qui échappent au régime depuis 2012.

Damas et Moscou semblent déterminés à reprendre coûte que coûte la partie Est d'Alep avant, selon des experts, la prise de fonction de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier. "Les Etats-Unis sont paralysés, il faut mettre Trump devant le fait accompli en janvier prochain", d'après M. Balanche.

Par ailleurs, une coalition arabo-kurde a lancé le 5 novembre une offensive en vue de reprendre Raqa au groupe Etat islamique (EI), qui a fait de cette ville de l'est sa "capitale" en Syrie.

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